samedi 24 mai 2008

Yiquan et baguazhang


Des échanges entre Wang xiangzhai et les maîtres du baguazhang ont probablement influencés la pratique du yiquan. Zhang zhaodong, disciple de Cheng tinghua et fondateur du xingyibaguazhang fut d'ailleurs le personnage qui permit au yiquan de se développer en faisant connaitre Wang xiangzhai du milieu de l'art martial dans les annéees 20.






Zhang zhaodong en marche circulaire du baguazhang




Ses premiers contacts avec le baguazhang eurent lieu dans l'enfance de Wang xiangzhai alors qu'il étudiait le xingyiquan auprès de Guo yunshen, il pu à cette époque assister à une démonstration de Cheng tinghua (Guo yunshen et Cheng tinghua furent les deux maîtres à l'origine du rapprochement entre ces boxes complémentaires). Il resta profondément marqué toute sa vie par le haut niveau de réalisation de Cheng, lequel démontra probablement son "baguazhang de la nage du dragon" (youlong baguazhang) forme particulièrement fluide et dynamique de bagua.




Style Cheng de baguazhang (youlong baguazhang) par Liu jingru






Parmis les connaissances du fondateur du yiquan figure également un grand maître de la boxe bagua à l'enseignement énigmatique. Dans son interview au quotidien du peuple, il citait Liu fengchun, disciple de Cheng tinghua, comme un exemple de haute réalisation dans le baguazhang. Ce personnage, qui eut le privilège de recevoir également des leçons de son Shiye (grand-père maître, le maître de son maître) Dong haichuan, eut peu de disciples. Son enseignement, simple et pragmatique, se composait essentiellement de principes. A l'inverse des autres disciples de Cheng tinghua et Yin fu, il n'aurait pas diffusé d'enchainement en huit changements de paumes.

Ren zhicheng, auteur de l'ouvrage Yinyang bapanzhang, fut une autre connaissance de Wang xiangzhai dans la lignée du bagua. Son style insiste particulièrement sur les postures statiques et la marche circulaire.




Yinyang bapanzhang par Ren wenzhu, disciple de Ren zhicheng





D'un point de vue technique, le bagua se différencie des autres boxe chinoises par sa fluidité et son dynamisme. Il fut considéré comme l'alternative au xingyiquan qui utilisait essentiellement les force verticales et de profondeur (avant-arrière), misant sur la recherche de puissance à travers les six coordinations.
Des 3 plans (haut-bas, avant-arrière, coté-coté), les deux qui sont essentiellement utilisés dans le baguazhang sont ceux des forces verticales (haut - bas) et horizontales (coté-coté). Cette boxe mise surtout sur la souplesse et la rapidité.
On peut dire des écoles xingyi et bagua que l'une représente l'énergie du tigre et que l'autre représente celle du dragon.




Zhao daoxin, disciple du yiquan et du baguazhang





Le disciple de Wang xiangzhai qui appronfondi particulièrement la réunion de ces deux boxes aux statégies complémentaires fut Zhao daoxin. Il avait étudié le xingyiquan et le baguazhang sous la direction de Zhang zhaodong et créa à la fin de sa vie sa propre école qu'il nomma xinhuizhang. Très conservateur, Zhao daoxin enseigna très peu et n'eut aucun successeur. On dit de lui qu'il était un redoutable combattant craint de tous. Il finit d'ailleurs troisième aux championnats de Chine de wushu en combat dans les années 30, époque ou les combat étaient durs et les blessures parfois très graves.




video

Démonstration de xinhuizhang par Yang fukui






Du baguazhang, le yiquan a puisé la force circulaire (horizontale), la fluidité de déplacement ainsi que l'utilisation de la main ouverte (paume et tranchant). Les techniques du bagua que l'on retrouve dans le yiquan sont essentiellement le simple changement de paume et les trois paumes antiques (laosanzhang) qui consistent en trois directions de frappe, selon les trois plans.